
Ce sera NON !
Rodolphe Delord, le PDG du ZooParc de Beauval, vient de l’annoncer ce matin :
Le directeur indique que la création d’un centre d’accueil pour ces animaux du Marineland d’Antibes désormais fermé (et ceux de Planète Sauvage) a été étudiée durant de nombreux mois. Cette mobilisation des équipes aux côtés d’ingénieurs, d’architectes, de scientifiques, de vétérinaires et des services de l’État visait à analyser les besoins des animaux, les installations, les enjeux scientifiques, les contraintes techniques, les impacts environnementaux, ainsi que les investissements et les coûts de fonctionnement.
C’est environ 1,5 million d’euros qui ont été consacrés à cette étude pour établir précisément les besoins des animaux, les installations, les enjeux scientifiques, les contraintes techniques, les impacts environnementaux, ainsi que les investissements et les coûts de fonctionnement. Cette démarche est indiquée comme ayant été menée avec une volonté de concertation avec les associations de protection animale, dont Sea Shepherd France avec qui une charte d’engagement avait été élaborée.
C’est suite à ce travail que la décision est tombée, la direction l’indique ainsi :
« les conditions ne sont plus réunies pour mener à bien un projet de cette ampleur. Les nombreux recours engagés contre le projet font peser une incertitude juridique persistante, incompatible avec un investissement de 45 millions d’euros et les engagements à long terme qu’implique l’accueil de ces animaux. »
Précisant que dans ce contexte, les partenaires financiers ne peuvent s’engager dans un projet qui doit être pérenne sur des dizaines d’années, tant que l’ensemble des recours n’a pas été définitivement purgé. Ceci dans un contexte où Beauval était jusqu’alors le seul projet permettant d’accueillir les dauphins en France.
Si Beauval dit non, c’est donc avant tout face aux recours qui se manifestent et font peser un vrai risque sur la pérennité du projet à long terme, pas faute de faisabilité.
L’appel est donc lancé pour qu’une autre solution durable soit trouvée pour ces animaux, actuellement dans une situation difficile dans les bassins vieillissants du Marineland.
