Orques et dauphins en captivité : la dernière génération en France !

C’est début mai 2017 qu’un texte en discussion de longue date a finalement été validé. Il s’intéresse aux conditions de vie des animaux que l’on retrouve dans les différents parcs aquatiques et vise à les améliorer. Il va faire date !

Précisément, c’est un arrêté interministériel sur « les règles de fonctionnement des établissements détenant des cétacés » qui entérine le résultat de 20 mois de discussions auxquelles ont pris part le gouvernement, les professionnels, les associations et le Muséum national d’histoire naturelle.

Voici les principaux points qui vont changer par rapport à, la législation qui était en vigueur depuis les années 80

Dernière génération d’orques et dauphins captifs

Tout d’abord cette décision signe l’interdiction de la reproduction des orques en captivité.  En France, cela signifie que les 4 du Marineland d’Antibes n’auront pas de descendance.

En ce qui concerne les dauphins, le texte initial n’allait pas jusqu’à l’interdiction de reproduction, mais préconisait un « contrôle étroit de la reproduction », lié à un avis de la Commission nationale consultative pour la faune sauvage captive, dans le cas ou « la configuration et la taille des bassins le permettent ». En fait, le texte final va plus loin et interdit également leur reproduction désormais. Les dauphins sont présentés au Marineland mais aussi au Parc Astérix, en banlieue parisienne et au parc Planète sauvage, en Loire-Atlantique

Les parcs ne peuvent pas non plus acquérir de nouveaux animaux.

« La reproduction des orques et des dauphins actuellement détenus en France est désormais interdite. Ainsi, seuls les orques et les dauphins actuellement régulièrement détenus peuvent continuer à l’être, sans ouvrir à de nouvelles naissances. »

Il n’y aura donc à leur décès plus d’orques ni de dauphins en captivité dans les parcs français.

Des bassins plus grands et profonds

Le texte s’intéresse également à la taille des bassins, qui devront être agrandis, sous 3 ans, jusqu’à une surface minimale de 3 500 m2 pour les orques, et de 2 000 m2 pour les dauphins. C’est une avancée face aux 800 m2 préconisés par le texte précédent. La profondeur est également revue à la hausse, avec 11m pour les orques et 6 pour les dauphins.

Mais ce n’est pas tout, des enrichissements spécifiques devront également être déployés avec courants, vagues et cascades afin de lutter contre l’ennui des pensionnaires, tout en interdisant désormais l’utilisation de chlore dans l’eau.

Les couts de mise en conformité sont estimés entre 10 et 20 millions d’euros par parc.

Des changements pour le public aussi

A plus court terme, dans les 6 mois les animaux ne devront plus venir s’échouer sur les plages lors des spectacles et ne devront plus avoir de contact direct avec le public. On devra alors dire adieu aux offres désormais classiques de nage avec les dauphins commercialisées par les parcs.

Voici le tweet de la ministre Ségolène Royale :

Une bonne nouvelle à partir du moment ou elle est positive pour le bien-être des animaux !

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